Lors d'un récent séjour au Maroc, j'ai comme tout bon Touriste qui se respecte passé du temps à découvrir les ruelles, les marchés, les souks, et bien entendu la nourriture marocaine qui est ; il faut bien le reconnaître ; fameuse. C’est en me promenant dans la Médina, cet immense marché près de la grande mosquée de Marrakech que je me suis interrogé sur l’existence ou non d’un artisanat équitable. C'est ainsi que j’ai eu la chance de rencontré Kadidja, une femme travaillant dans la fédération Marocaine Léo Lagrange d’équité et de solidarité.
Pablo c’est une figure phare de la coopérative Oro Verde, c’est surtout un cœur sur la main, et un sens de l’humour à faire pâlir de jalousie certains humoristes ! En réalité, sans le savoir, je connaissais déjà un peu sa vie. J’avais même déjà vu sa maison... Comment cela était-il possible ? Tout simplement car Pablo est un Quillabambino. Débarqué ici il y a plus de dix ans, c’est un ancien de Maranura, vous vous souvenez, cette coopérative qui fonctionnait si bien qu’elle était capable de proposer à présent ses produits en direct ?
Gérard Zafilaza, trésorier de la coopérative Lazan’ny Sambirano, explique que « certains producteurs ne savent pas que le chocolat qu’ils consomment est fabriqué à partir des fèves de cacao qu’ils produisent » ! En effet, si certains consomment directement leurs graines de cacao, dans le cadre d’une agriculture vivrière, la majorité du cacao est exporté puis transformé en chocolat… une partie revient ensuite à Madagascar et se retrouve dans leurs supermarchés !
Andrew Murphy, maître de conférence en marketing à Massey University (Auckland), explique que les petites brasseries promouvant le café équitable sont en plein essor en Nouvelle Zélande, même s'il reste encore beaucoup à faire... En savoir plus : Nouvelle-Zélande : le café équitable au grand jour.
La seconde image de cette rencontre fut celle de ce gamin m’accueillant avec un chien très sympa. En réalité, j’appris plus tard qu’il s’agissait d’un petit qu’ils ont recueilli, le but étant de lui apprendre au moins quelque chose et qu’un jour il puisse être heureux d’être passé par là ... Cirillo m’a même confié « que sa plus grande peur serait non pas de ne pas réussir avec ses enfants (qui s’en sortent bien déjà ) mais surtout avec lui ».
Après 1h30 de discussions, et je ne sais combien de litres de son excellent café nous avons été rejoints par son fils qui rentrait de l’école.
C’était un des derniers jours avant les vacances, cela allait signifier pour lui de moins voir ses amis puisque l’école était l’endroit central des retrouvailles, les producteurs étant dispersés dans la région. Fort heureusement, cette année encore Cocla va animer des jours comme le feraient les centres aérés chez nous.
En savoir plus : [Pérou] Me voilà dans la Jungle !
Rencontrer Eugenio fut sans doute un de mes plus merveilleux souvenirs. D’abord parce que son sourire restera longtemps dans mémoire, ensuite parce qu’il m’a touché avec ses histoires. Il m’a d’abord accueilli avec un café (étonnant non ?), et nous avons commencé rapidement le jeu des questions réponses puisqu’il pleuvait.
Avant d’arriver chez Eugenio, nous bénéficions d’éclaircies et bien souvent de la pluie. Les paysages que nous croisions pouvaient en certains égards me rappeler des paysages familiers, d’autres, la majorité, m’étaient au contraire totalement inconnus. Comment vous raconter autrement qu’en photo ?
Ainsi, après un long chemin embourbée, et cela pendant plus de 2h nous arrivions chez notre premier producteur du jour : Eugenio.