Ce que le producteur gagne l'environnement le perd
Le commerce équitable se base sur une relation Nord/Sud. Les produits sont donc importés depuis l'étranger, parfois sur des milliers de kilomètres. Et même si le transport est le plus souvent effectué par bateaux le coût écologique n'est pas négligeable.
Les roses du Kenya
L'un des exemples le plus flagrant est celui des roses labellisées Max Havelaar. Elles sont cultivées au Kenya avant d'êtres réfrigérées et acheminées aux Pays-Bas par avion pour rester fraîches. Elles sont ensuite redistribuées dans toute l'Europe.
Selon l'ONG néerlandaise Inzet, la production et l'acheminement d'une fleur depuis le Kenya rejette 335g de CO2, tandis qu'elle rejette 670g si elle a poussé aux Pays-Bas, du fait qu'elles sont cultivées dans des serres chauffées, à la lumière artificielle, et que l'on y utilise énormément de pesticides et d'intrants chimiques1.
La protection de la biodiversité
Si les standards environnementaux du commerce équitable ont été conçus pour améliorer les conditions de travail des producteurs - interdiction des produits chimiques les plus nocifs, respect des conventions internationales - ils ne s'intéressent pas à la protection de la biodiversité.
Pour aller plus loin :







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