Max Havelaar n'est pas fiable...
Christian Jacquiau, expert comptable et commissaire aux comptes, a publié en 2006 un ouvrage intitulé "Les coulisses du commerce équitable". Il y dénonce une certaine forme du commerce équitable et principalement celle mise en place par Max Havelaar. Si ce livre reste très controversé, certains faits sont marquants.
Juge et partie
Christian Jacquiau y expliquait par exemple que la séparation entre Flo-International et Flo-Cert était loin d'être évidente. FLO-Cert qui s'occupait des contrôles et de la certification était en effet une filiale de la fédération FLO qui définissait les standards. Max Havelaar aurait donc été donc à la fois juge et partie !
Un constat que partageait aussi Paola Ghillani, directrice de Max Havelaar Suisse jusqu'en 2005 : « J'ai toujours défendu l'idée que les contrôles ne devaient pas être effectués par FLO mais par des organismes extérieurs. Il faudrait des inspecteurs professionnels, neutres et indépendants, comme ceux de la SGS ou de Procert1 »
FLO-Cert a obtenu en 2008 l'agrément ISO 652 qui garantit l'égalité de traitement des producteurs, la transparence et l'indépendance de l'organisation qui possède désormais un conseil d'administration et un comité de certification spécifiques.
Le manque d'inspecteurs
Selon Christian Jacquiau « le contrôle [de FLO-Cert] ne se fait pas sur le terrain mais dans un bureau ou une chambre d'hôtel, voire par fax ». La raison ? Trop de producteurs et pas assez d'inspecteurs ! Mais qu'en est-il vraiment ?
Flo-Cert doit inspecter chaque année 586 organisations de producteurs partenaires. Ces inspections de terrain sont réalisées par 54 inspecteurs qui effectuent des visites de 3 à 10 jours. Ces chiffres fournis par Max Havelaar semblent indiquer que le nombre d'inspecteurs est suffisant.
Mais sur le site Internet d'Ethiquable - organisation de commerce équitable qui commercialise des produits Max Havelaar - on nous explique qu'au « cours de ces deux dernières années 718 organisations de producteurs [...] ont été contrôlés [par FLO-Cert] ».
568 * 2 = 718 ?
- 1. http://www.armees.com/Le-commerce-equitable-de-Max-Havelaar-mis-en,5690....
- 2. http://www.flo-cert.net/flo-cert/main.php?id=16
Pour aller plus loin :
- Le label Max Havelaar : la garantie d'un contrôle indépendant tout au long de la chaîne
- Les coulisses du commerce équitable, livre de Christian Jacquiau







Commentaires
Dire que « le contrôle [de FLO-Cert] ne se fait pas sur le terrain mais dans un bureau ou une chambre d'hôtel, voire par fax », cela s'appelle tout simplement de la diffamation. Un procès est d'ailleurs en cours contre M. Jacquiau.
Ensuite, rapporter le nombre d'inspecteurs au nombre de producteurs est aussi absurde que de rapprocher le nombre de contrôleurs des impôts au nombre de contribuables. Le commerce équitable n'a pas pour but de faire du flicage.
Il serait bien difficile de répondre à tous les arguments tronqués, voire calomnieux de Christian Jacquiau. Thomas Coutrot l'a très bien fait en son temps: http://transformaction.free.fr/article.php3?id_article=55
J'ai vraiment l'impression que ceux qui en parle ne l'ont pas lu.
J'ai écouté Jacquiau en conférence.
J'ai lu ses articles et ses livres.
Il n'a jamais dit que « le contrôle [de FLO-Cert] ne se fait pas sur le terrain mais dans un bureau ou une chambre d'hôtel, voire par fax », de façon généralisée;
Il a tout au contraire, insisté en précisant qu'il s'agit là de cas extremes.
Il explique d'ailleurs dans quel contexte.
Pourquoi extraire ainsi une phrase et en faire une généralité et la détourner ?
Ces méthodes ne font pas honneur à Max Havelaar et ne rendent pas service à ceux qui croient en Max Havelaar.
Vous le poursuivez Jacquiau en diffamation nons pas pour avoir dénoncé les dérives qui se passent sur le terrain mais sur la base d'une interview bidonnée réalisée par un faux journaliste.
Curieuse façon, vous en conviendrez.
Ne craignez vous pas de faire le jeu de ceux qui pensent que Max Havelaar n'accepte aucune contestation ?
D'autant que le procès que vous lui avez intenté ne semble pas vraiment équitable [ http://www.marianne2.fr/Max-Havelaar-une-plainte-peu-equitable_a193036.html ].
Taper sur un journaliste est à la mode.
C'est sans doute un moyen de faire taire la contestation.
Mais les questionnements subsistent.
Peut-on encore parler d'équité s'agissant de Max Havelaar, dans ce contexte ?
@Pierre : Je ne connaissais pas les faits relatés par cet article de Marianne. La plainte pour diffamation ne porte donc pas sur le livre de Christian Jacquiau.
En tout cas je trouve surprenant que les responsables de "L’Echo des Savanes" ne soient pas capable de confirmer (ou non) l'information ! Si on interview quelqu'un et si on publie ses réponses on ne peut pas simplement dire : "les propos on été visiblement mal retranscrits".
Président de l'association Ekitinfo.
Ensemble, comprenons le commerce équitable !
Un article a été publié sur cette affaire dans la version papier de Marianne.
Mon amie est une lectrice assidue et je l'avais lu à l'époque.
Tout cela est pour le moins surprenant.
Comme vous le soulignez à juste titre, les responsables de L’Echo des Savanes sont en effet incapables de confirmer (ou non) l'information.
Quelque part, leur prudence a la forme d'un aveu.
Après tout l'erreur est humaine mais dans ce cas, ce que je trouve vraiment surprenant c'est que Max Havelaar se soit saisi de ce bien curieux article, sans rapport avec les dires ou écrits de Jacquiau, pour l'assigner.
La plainte pour diffamation ne porte pas sur le livre de Christian Jacquiau, comme vous le notez.
Max Havelaar se garde bien de le dire.
L'observation du magistrat interviewé par Marianne en dit long : « Cela survient parfois et cela n’a rien d’illégal. Mais il s’agit le plus souvent de règlements de comptes personnels ».
Le journaliste de Marianne soulève un point encore plus surprenant : " Mais surtout, il est rarissime de voir dans ce type d’affaires le plaignant s’en prendre directement à une personne civile et non au journal, support des propos incriminés ".
Tout cela au moment où l'on veut faire taire ceux qui s'échinent et s'exposent à vouloir nous informer.
Avez vous vu l'article de L’Echo des Savanes en question auquel renvoie l'article de Marianne ?
[ http://www.marianne2.fr/attachment/62211/ et http://www.marianne2.fr/attachment/62212/ ]
Quand on voit le dessin qui illustre l'interview du directeur de Max Havelaar France (page 54), on a du mal à comprendre autant d'indulgence à l'égard de L’Echo des Savanes et de son journaliste de la part de la direction de Max Havelaar France ?
Pourquoi ?
Tout cela n'est pas très clair, manifestement.
Monsieur Jacquiau, vous critiquez l’action de l’ONG Fairtrade / Max Havelaar. C’est votre liberté, et nous n’avons pas vocation à instruire des procès, même contre des attaques aussi virulentes. Cependant, une ligne rouge a été franchie avec vos propos alléguant que « Max Havelaar fait travailler des quasi-esclaves ». On ne peut pas laisser dire cela.
Cette accusation a été diffusée dans un numéro de L’Echo des savanes de juin 2008, dans une interview croisée entre vous et Joaquin Munoz, le directeur de l’association Max Havelaar France. Nous considérons ces propos comme diffamatoires. C’est pourquoi nous avons engagé une action contentieuse. Monsieur Jacquiau, cette action a abouti le mois dernier à votre condamnation.
Nous avons donc utilisé la voie juridique afin de vous demander des preuves de cette accusation calomnieuse. Vous n'avez pas trouvé d'autre système de défense que d'accuser le journaliste de menteur. Nous sommes surpris d’ailleurs que vous ayez attendu notre action en justice pour réagir à un article dont vous connaissiez l’existence et le contenu. Si vous n'aviez pas tenu ces propos, pourquoi n'aviez-vous pas demandé un droit de réponse à L’Echo des Savanes une fois le mensuel paru?
De notre côté, Fred Neidhardt s’est présenté à nous comme tous les autres journalistes le font habituellement, en nous montrant un support de L’Echo des Savanes et son positionnement satirique. L’interview s’est passée normalement et nous avons reçu une copie du mensuel à sa publication. Joaquin Muñoz estime pour sa part que ses propos n’ont pas été déformés dans cet article.
Notre association milite pour un débat ouvert à tous (même à la presse satirique), en transparence mais dans les règles minimales du respect dû à chacun en démocratie : ne pas mentir, ne pas travestir la réalité dans des intentions malveillantes, ne pas accuser sans preuves.
@Pierre : je peux comprendre que Max Havelaar ait décidé d'attaquer en justice pour ces propos qui sont effectivement diffamatoires et choquants. Aurait-il fallu attaquer le journal ? Peut-être. Christian Jacquiau aurait-il dû attaquer le journal aussi ? Peut-être.
Il me parait évident que c'était un moyen pour Max Havelaar de se "venger" du livre de Christian Jacquiau. Maintenant, ce n'est pas illégal. Et il est peut-être plus facile de gagner contre un particulier que contre un organe de presse.
@Max Havelaar France : merci pour votre réponse. Vous expliquez que "cette action a abouti le mois dernier à [la] condamnation [de Christian Jacquiau]". Est-il possible d'avoir plus de détails sur ce sujet ? A-t-il payé l'amende de 100 000€ ?
Pour revenir sur le sujet initial, à savoir le livre de Christian Jacquiau, est-ce que vous avez modifié certains fonctionnements de Max Havelaar suite à ce livre ? Avez-vous pris conscience de lacunes éventuelles dans le système de garantie ?
Président de l'association Ekitinfo.
Ensemble, comprenons le commerce équitable !
@MaxHavelaarFrance
et @Guillaume
C'est très étonnant cette action judiciaire engagée contre un journaliste.
Comme si Max Havelaar n'était pas critiquable.
Nicolas de Max Havelaar dit : « une ligne rouge a été franchie avec des propos alléguant que Max Havelaar fait travailler des quasi-esclaves ».
Mais il semble, si j'en crois Marianne, que Christian Jacquiau se défende d'avoir tenu de tels propos ?
Pour moi, dire une ânerie pareille serait se discréditer alors que Christian Jacquiau a fait un travail remarquable et remarqué qui aurait pu servir de bases à de nombreux progrès pour Max Havelaar.
Pourquoi Max Havelaar n'en a-t-il pas fait une lecture positive et constructive au lieu de le rejeter, de le dénigrer et aujourd'hui de le poursuivre pour des propos que lui même conteste ?
Bien sûr que l'on peut comprendre que Max Havelaar n'accepte pas de lire de tels propos (« Max Havelaar fait travailler des quasi-esclaves ») dans la presse, même si c'est dans L’Echo des Savanes, ce qui implique tout de même d'y regarder à mon avis à deux fois.
Ce qui est surprenant c'est que cette histoire de « quasi-esclaves » contredit complètement ses propos et son livre. Comment l'expliquer ?
N'aurait-il pas fallu attaquer le journal et aussi le journaliste ?
Pourquoi Max Havelaar ne l'a-t-il pas fait ?
Un groupe de presse a pourtant davantage de moyens qu'une personne seule et isolée comme un journaliste.
Comment un journaliste (même écrivain quand on connait la faiblesse des droits d’auteur) peut-il payer des sommes pareilles à une organisation abondamment subventionnée comme Max Havelaar ?
En réclamant une somme aussi extravagante (100 000 €) l'idée que Max Havelaar aurait trouvé là un moyen de se venger du livre de Christian Jacquiau me semble être une évidence.
C'est sans doute un moyen efficace de le faire taire et d'avertir ceux qui seraient tentés un jour de le contester mais cela ressemble tout de même à une basse manœuvre s'apparentant à une certaine lâcheté.
Ces propos rapportés dans L’Echo des Savanes étant hallucinants, et très éloignés du livre de Christian Jacquiau, Max Havelaar s'est-il rapproché de lui afin de recueillir ses explications et lui faire part de sa désapprobation avant de recourir (ultime recours) à la justice comme le ferait une vulgaire transnationale ?
On comprend que sa puissance financière le lui permette mais où est l'équité dans cette sombre affaire ?
J'aimerais que Max Havelaar nous précise à quoi Christian Jacquiau a été condamné ?
A-t-il payé les 100 000 € réclamés ?
Tout cela est hallucinant.
Max Havelaar endosserait-il à l'égard du journaliste Christian Jacquiau les habits de Clearstream face à Denis Robert ?
Pour que chacun puisse se faire son avis voici la position de Max Havelaar :
"Mardi 21 décembre 2010
Max Havelaar rétablit la vérité sur le procès qui l’oppose à Christian Jacquiau
L’association Max Havelaar France souhaite rétablir la vérité face à l’appel à solidarité en faveur de
Christian Jacquiau qui circule sur Internet.
Dans une interview du magazine L’Echo des Savanes (n° 269 de juin 2008), ces propos de Christian Jacquiau ont été retranscrits : « Max Havelaar fait travailler des quasi-esclaves ». Nous ne pouvions pas laisser dire cela.
L’association Max Havelaar France affirme son attachement à la liberté d’expression. En effet,
lorsque Christian Jacquiau a publié Les coulisses du commerce équitable en 2006, en critiquant de façon virulente l’action de l’association, aucune action en justice n’a été engagée. C’est seulement quand il a franchi une ligne rouge que Max Havelaar France, au nom du commerce équitable et du mouvement Fairtrade, a décidé d’aller en justice pour demander des preuves de cette accusation calomnieuse.
Il faut rappeler que les propos en question ont été publiés dans une interview croisée avec Christian Jacquiau et Joaquin Muñoz, directeur de l’association Max Havelaar France. Christian Jacquiau assure n’avoir pas tenu ces propos. Joaquin Muñoz estime de son côté que ses déclarations n’ont pas été déformées. C’est pour cela que nous n’avons pas porté plainte contre la publication.
Le jugement de l’affaire a été rendu le 21 juin 2010 et a confirmé que Christian Jacquiau a bien
tenu ces propos. Il a donc été condamné à payer une réparation de principe de 1 euro et 3 000
euros de frais de justice (selon l’article 700 du code de procédure civile).
L’appel à solidarité publié sur Internet dit :
« En appel, Max Havelaar France demande au Tribunal de confirmer la condamnation de Christian
Jacquiau et de le débouter de toutes ses demandes. »
Or, c’est Christian Jacquiau qui a décidé, seul, de faire appel de ce jugement. Il s’expose ainsi à ce que la justice revoie la demande de 100 000 euros que l’association avait réclamée en réparation du préjudice moral, professionnel et d’image subi. Si au terme du procès en appel le juge condamnait Christian Jacquiau à payer cette réparation, les fonds seraient utilisés au bénéfice des familles agricoles du commerce équitable.
L’association Max Havelaar France est toujours ouverte au débat transparent et démocratique. A de nombreuses occasions, nous avons voulu débattre publiquement avec Christian Jacquiau qui a
systématiquement refusé ce dialogue.
Fairtrade /Max Havelaar est un mouvement citoyen qui promeut des valeurs de justice.
L’association souhaite que ce différend soit résolu dans les meilleurs délais et fait confiance à la
justice pour le traiter impartialement. "
-fin du communiqué-
Pour ma part, sans vouloir remettre de l'huile sur le feu, je dirais simplement que dans tous les cas, c'est le commerce équitable en son entier qui a souffert de cette affaire inventée ou non... Selon moi, ceux qui ont orchestré ça (il semble que nous ayons à faire dans tous les cas à une manipulation), ont orchestré aussi les conséquences négatives sur le commerce équitable dans les deux cas et les réactions que cela susciterait pour les parties impliquées...
Ainsi, l'objectif pour eux est clairement atteint. Ce ne sont pas 100 000 euros qui ont été perdus pour les producteurs, mais beaucoup beaucoup plus. A mon avis la justice ferait bien de trancher sur ce point en priorité afin d'être espérons le véritablement équitable...
Jusqu'à preuve du contraire je vois pas de raison d'attaquer l'écho des savanes pour Max Havelaar, puisque les propos de Joaquin Munoz à ses dires mêmes n'ont pas été déformé...par contre attaquer Jacquiau pour des propos calomnieux l'est semble-t-il à fait... Qu'il affirme les avoir tenu ou non. Le droit français étant tout de même plus en faveur des personnes attaquées, puisqu'il les protègent plus et exige que l'on amène la preuve de ce que l'on avance plutôt que l'inverse comme dans le droit anglo saxon...
"Le principe est énoncé à l'article 1315 alinéa 1er: C'est à celui qui prétend avoir un droit qu'incombe la preuve de son droit: "Celui qui réclame l’exécution d'une obligation doit la prouver". La charge de la preuve incombe au demandeur: actori incombit donatio. Par exemple, si un vendeur prétend avoir livré la chose vendue et ne pas avoir été payé, l'action en justice: assigne son acheteur: il va devoir prouver son droit (contrat de vente)." Donc Max Havelaar doit amener un certain nombre de preuve pour justifier son attaque à Jacquiau, on peut penser à l'autorisation de diffusion, l'article en lui même citant Jacquiau et ainsi de suite. Nous n'avons rien d'autre comme preuve de plus je pense... Quant à Jacquiau, il doit amener la preuve que ce n'est pas lui, et que ses propos ont été déformé... Difficile à faire reconnaissons le, c'est sans doute pour ça que la justice l'a faiblement condamné, dans le doute abstenons nous. Ce qui est dommage c'est que l'histoire ne s'en soit pas arrêté là . Si ça avait été le cas, beaucoup d'encre aurait épargné, et l'affaire plus vite oubliée. S'en suit sans doute deux raisons pour revenir sur cet arrêt :
a) Jacquiau est vraiment de bonne foi et il veut se battre pour garder sa dignité
b) Jacquiau n'est pas vraiment de bonne foi et s'en fiche de sa dignité
Je ne connais pas le personnage en détail pour m'exprimer publiquement, mais assurément dans un cas comme dans l'autre, rien ne peut justifier de casser ainsi du sucre sur le dos de l'équitable en général... Tellement de gens luttent pour ne serait-ce que faire passer un message faute de pouvoir vendre un produit, laissez leur au moins la chance de pouvoir encore adresser un message d'espoir sans susciter la crainte ou le rejet total.
Par contre, Jacquiau a-t-il attaqué l'écho des Savanes pour cette histoire ? est-il en droit de le faire ? j'imagine évidemment que des autorisations de diffusion ont été signé, comme il l'est normalement pour chaque interview, les juges ont-ils eu possession de tous les élements pour juger, où n'en ont-ils pas eu assez? ça pourrait être des éléments intéressants...
Je pense très honnêtement que nous sommes tout simplement trop naif, chacun à sa manière souhaite faire évoluer les choses, pour un monde plus équitable, ça plait, ça a du sens mais ça dérange... Du coup on attire les convoitises et les bassesses... Inutile de regarder le résultat : 100 000 euros pour l'un ou pour l'autre, regardez toutes les plumes qui ont été perdues à cause de celle-ci, ça se chiffre en millions assurément... à ceux qui pensent que se trament sous leurs yeux l'avenir du commerce équitable, soyez rassuré, ceux qui y croient vraiment continueront de soutenir ce commerce...Mais demandons quand même à la justice de lever le maximum de voile sur cette affaire, sur les impacts sur les producteurs, sur la notoriété du commerce équitable...
J'entends de plus en plus de critiques sur le commerce équitable, y compris dans les boutiques de commerce équitable exclusivement... La faute à qui, c'est la véritable question à laquelle devrait répondre ce procès.
Question pour les lecteurs : peut on pendant un procès s'exprimer sur le sujet librement ? une fois que l'affaire sera jugée que pourra-t-on encore dire sur le sujet ?
Dans le fond j'ai l'impression que d'un côté s'affronte les partisans d'un commerce équitable coûte que coûte à la folie et de l'autre des gens un peu plus raisonnés....sans citer l'une ou l'autre des parties à vous de vous faire votre avis sur leur folie ou raisonnement respectif.
pour ma part je me fie à Oscar Wilde pour trancher : "Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais."
Secrétaire de l'association Ekitinfo
Fondateur de mapausecafé.net
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