Faut-il connaitre les producteurs pour faire du commerce équitable ?
Les responsables des organisations de commerce équitable partent souvent dans des pays lointains à la rencontre des producteurs. A l'occasion de la quinzaine du commerce équitable de nombreux producteurs sont venus témoigner en France. Le commerçant doit-il connaitre à ce point son fournisseur ? Le consommateur a-t-il besoin des témoignages des producteurs ?
Les carnets de route : un argument de vente
Si vous cherchez à joindre quelqu'un chez Alter Eco, méfiez-vous, il est probable qu'il soit dans un pays lointain parti à la rencontre des producteurs. Vous pouvez même considérer que la probabilité double si vous voulez contacter Tristan Lecomte.
Si Alter Eco présente les nombreux voyages de ses membres dans des carnets de route qu'il publie sur son site Internet ce n'est pas pour rien. Les consommateurs, ou plutôt les "consomm'acteurs", sont toujours à la recherche d'informations sur le commerce équitable.
Lorsque celui-ci lit le témoignage de Thibaut en Bolivie : "J’étais convaincu que le système de prix minimum était une nécessité, je reviens de Bolivie certain que c’est aussi une réalité." il est forcément convaincu. Plus de doute ! Le commerce équitable a un impact bien réel puisque Thibaut l'a vu.
Ses réticences ou ses doutes sur le commerce équitable s'éteignent. Plus rien ne l'empêche d'acheter des produits issus du commerce équitable, ou en tout cas des produits Alter Eco.
Le voyage : un moyen de connaître la réalité
Il y a quelques mois, Philippe Savoye, un bénévole de l'association Artisans du Monde Crolles, avait publié le récit de son voyage à Madagascar.
On a beau lire les études de terrain menées par les experts, les témoignages de "simples voyageurs" sont souvent beaucoup plus intéressants. Qui mettrait dans son rapport que les producteurs ne font que deux repas par jours ? Qui décrirait l'organisation d'une maison malgache et son lit qui occupe les les 4/5 de la pièce ?
Pour les commerçants ces voyages sont une véritable aubaine. Lorsqu'ils rentrent ils connaissent suffisamment le terrain pour expliquer réellement la situation au client. Ils n'ont plus besoin de se retrancher derrière tel ou tel document.
Quand les producteurs rencontrent les consommateurs
A l'occasion de la quinzaine du commerce équitable, quelques producteurs sont venus témoigner en France. Ethiquable a invité Wilfrid Noel, producteur de ce cacao et Guito Gilot, gérant de coopérative Haïtienne. Max Havelaar a organisé des rencontres Robert Djolada, représentant de producteurs de coton au Cameroun, ou encore Miguel Angel Munguia, apiculteur au Mexique.
Ces producteurs parcourent la France pendant les quinze jours et témoignent de l'impact du commerce équitable au cours de salons, de conférences, etc.
Quel est le but de ces rencontres ? Rappeler que le commerce équitable est un commerce à dimension humaine ? Empêcher les consommateurs de douter du bien fondé du commerce équitable ? Faire parler de soi ?
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Commentaires
Tristan Lecomte semble aller encore plus loin dans cette démarche : il prend la place d'un petit producteur de riz pendant une saison !
Président de l'association Ekitinfo.
Ensemble, comprenons le commerce équitable !
Comme le bon docteur Kouchner et son inoubliable sac de riz !
Du moment que les caméras tournent...
@Pierre : tu penses vraiment que Tristan Lecomte fait ça uniquement pour qu'on parle de lui et d'Alter Eco ? Ne cherche-t-il pas réellement a mieux appréhender la situation des producteurs ?
Président de l'association Ekitinfo.
Ensemble, comprenons le commerce équitable !
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