Francisco van der Hoff s'invite chez les députés
Mercredi 13 octobre Francisco Van der Hoff était invité à l'Assemblée Nationale à l'occasion d'une conférence consacrée au commerce équitable et à l'aide au développement. Le co-fondateur du label Max Havelaar a parlé en français et sans langue de bois aux députés. "Ce qui est nouveau c'est que la crise n'est pas venue des pays pauvres mais des pays riches" a-t-il dit pour commencer.
Repensons le monde
Le père Franscico affirme que "nous devons reformuler les présupposés de la logique du système économique dominant que nous appelons communément capitalisme libéral". Il faut "aller aux causes plutôt que de gérer temporairement les blessures sans soigner la maladie" poursuit-il. Il n'est absolument pas convaincu par l'action actuelle de nos hommes politiques.
En fait il compte plutôt sur le pragmatisme des mouvements venus d'en bas, de la société civile ou de ce qu'on appelle parfois les consom'acteurs. Il faut "construire à partir de la base, de la majorité" insiste-t-il. "Le CE est un marché mais avec des règles nouvelles, une autre logique", c'est une véritable alternative, pensée à l'origine par la société et non par des politiques.
Il est urgent...
Francisco Van der Hoff a détaillé 5 grands principes du commerce équitable; Il a insisté sur l'urgence de changer la "logique du traitement que nous donnons à l'environnement". Il faut "un traitement responsable et durable des ressources naturelles. L'eau, les semences [...] sont des propriétés de l'humanité". Pour lui la solution serait d'incorporer "les coûts et les bénéfices pour le milieu environnemental".
Il a ensuite développé une réflexion plus poussée sur le monde capitaliste, l'importance de l'argent et la prééminence de la valeur d'échange sur la valeur d'utile. Il explique que "les sciences économiques doivent démystifier les présuppositions. [...] Le marché équitable [...] procure ce nouveau changement de logique ou la valeur de l'utile est prioritaire".
Vous pouvez retrouver l'intégralité de la table ronde dans la vidéothèque de l'Assemblée Nationale. Vous pourrez notamment écouter Joaquin Munoz qui a commencé en expliquant qu'il est "toujours difficile de parler après Fransesco"...
Mots clés :























Commentaires
Publier un nouveau commentaire