La culture tibétaine nous chante sa musique
La répression chinoise qui fait rage au Tibet a subitement réveillé les médias occidentaux. Cependant, plus que l’occupation dramatique de leur territoire, c’est la disparition de la culture tibétaine qui nous préoccupe. En effet, depuis 1969, le gouvernement chinois a entrepris un véritable génocide de la culture traditionnelle tibétaine et du bouddhisme : près de 6000 monastères détruits, les autels de Bouddha dévastés, le massacre de milliers de moines, etc. C’est pourquoi nous vous proposerons, durant 2 mercredi, de partir à la découverte de la culture tibétaine, via un produit issu du commerce équitable. Aujourd’hui, c’est le « bol chantant » ou « bol tibétain » que nous mettons à l’honneur.
L'origine
Selon la légende, les premiers bols furent introduits au Tibet par des forgerons nomades adeptes du chamanisme qui venaient d’extrême orient. Ils ont ensuite été employés par les bouddhistes et plus particulièrement par les Japonais et les Tibétains où leur utilisation remonte à l’age de bronze !
Il semblerait cependant qu’ils ne soient utilisés que comme des « bols à offrande » ou des écuelles lors des différents rituels religieux. Il est cependant difficile d’imaginer qu’un objet qui produit de telles vibrations n’est eu qu’une utilisation aussi basique...
La composition de l’alliage
Les bols tibétains sont composés, à l’origine, d’un alliage de sept métaux, qui représentent sept planètes du système solaire et les sept jours de la semaine : l’argent (la Lune, lundi), le fer (Mars, mardi), le mercure (Mercure, mercredi), l’étain (Jupiter, jeudi), le cuivre (Vénus, vendredi), le plomb (Saturne, samedi) et enfin, le plus précieux, l’or (le Soleil, dimanche).
Il est cependant bon de noter que la quantité de chaque alliage varie selon chaque artisan (et selon la disponibilité et la proximité des matières premières) et que le traditionnel martelage du bol , à l’origine de quelques traces de façonnage, disparaît petit à petit , remplacé par des techniques industrielles, aux harmoniques cependant beaucoup moins riches .
Le chant des bols
On prête au « chant » des bols tibétains de nombreuses vertus thérapeutiques, aussi bien pour l’esprit que pour le corps. Mais, quelque soit le but recherché, pour faire « chanter » les bols, il existe deux méthodes. La première consiste à frapper la paroi , comme pour les gongs, à l’aide d’une mailloche recouverte de feutre ou avec la main.
Pour la deuxième méthode, qui consiste à frotter le bord extérieur avec un bâton de bois, je me contenterais de reprendre une description qui me semble parfaite et qui revient d’ailleurs sur de nombreux sites : « Le bol est posé sur la paume ou sur le bout des doigts de la main gauche. Le bâton est fermement tenu de la main droite. Le mouvement circulaire sur le bord du bol doit être régulier et relativement lent et la pression du bâton soutenue. Arrêtez le frottement. Le son va disparaître progressivement mais la vibration persistera quelques minutes encore. »
De plus, chaque bol possède des harmoniques propres , en fonction de sa taille et des métaux qui le composent. Quelques exemples sont donc disponibles sur ce site.
Acheter des bols tibétains équitables
Si vous souhaitez acheter un bol chantant équitable, je vous recommande de le commander sur La cabane du jardinier où j’ai pu trouver la majorité des informations visibles dans cet article (et notamment les extraits sonores).
Vous en trouverez pour des prix compris entre 35€ et 390€ !
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