Les immigrés de la Quinzaine du commerce équitable
A l'occasion de la quinzaine du commerce équitable Max Havelaar invite 3 producteurs en France. Ils témoigneront de l'impact du commerce équitable sur leur quotidien au cours de différentes rencontres-conférences. Qui sont-ils vraiment ?
Robert Djolada : producteur de coton au Cameroun
Robert Djolada est représentant de producteurs de coton au Cameroun. Il cultive le coton en association avec le maïs, le sorgho, l’arachide, le gombo. Il possède aussi des bœufs de labours et une vache à lait.
« Le commerce équitable nous donne beaucoup d’avantages, comme la stabilité du prix et la prime de développement qui permet d’investir, par exemple dans un grenier de stockage pour conserver les céréales, ce qui garantit notre autonomie alimentaire sur toute l’année. »
Dans son village, le développement s’amorce, mais le coton se vend mal. C’est pourquoi Robert Djolada appelle les entreprises européennes à passer au coton équitable.
Andrés González Aguilera : producteur de sucre au Paraguay
Fils de paysans, enseignant de formation, Andrès cumule le métier de formateur et de gérant de sa coopérative. Il forme les producteurs à l’agriculture biologique et à la gestion des organisations.
« Avec la prime de développement, nous avons pu financer notre propre conversion à l’agriculture biologique et exporter directement notre sucre bio dans près de vingt pays du monde.
Le différentiel de prix permet aux producteurs de Manduvira d’améliorer leur quotidien et leurs conditions de vie. Ils investissent pour l’amélioration de l’habitat, des installations d’eau potable et améliorent leur alimentation. »
« Nous allons réaliser notre rêve, à savoir être propriétaires de notre propre sucrerie biologique. Ce sera un fait sans précédent dans l’histoire au Paraguay et en Amérique latine : une coopérative de petits producteurs qui sera propriétaire d’une usine de transformation du sucre. Cela représentera une véritable révolution économique et sociale. »
Miguel Angel Munguia : producteur de miel au Mexique
Passionné d’apiculture, Miguel Angel Munguia a été consultant pour des ONG internationales avant d’intégrer Educe, qui met en oeuvre des projets de coopération pour assurer l'autonomie économique des communautés indigènes du Yucatan, dont une branche d’exportation de miel.
L’apiculture est un moyen précieux pour de nombreuses familles rurales avec très peu de terres cultivables de trouver un revenu d’appoint pour leur existence. Le commerce équitable du miel apporte des débouchés commerciaux supplémentaires à ces familles.
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