L'or du commerce équitable
L’or, l’argent et le platine accèderont bientôt à la garantie "commerce équitable". Le processus de Kimberley et des négociations avec FLO laissent entrevoir un avenir radieux pour ces richesses minières. Mais est-ce vraiment une bonne idée ? Doit-on labelliser ces produits ? Vous répondez "oui" à 76% dans notre dernier sondage !
Le sondage
Que pensez-vous d'une garantie "commerce équitable" pour l'or et les diamants ?
- Génial ! Je vais enfin pouvoir m'acheter une bague : 31% (34 votes)
- Bonne idée. Les ouvriers sont plus exploités que la mine : 45% (50 votes)
- Bof. Il y a peut-être d'autres priorités : 16% (18 votes)
- Sûrement pas ! Arrêtons de labelliser tout et n'importe quoi : 8% (9 votes)
Le processus de Kimberley
Martin Rapaport, un entrepreneur américain, s'est battu pour empêcher le développement des "diamants de sang". L'exploitation de ces diamants finance la guerre, comme il l’a observé en Sierra Leone, en Angola et au Congo. Ils permettent l’achat illégal d’armes et de munitions.
Sous la pression de Martin Rapaport et de nombreuses ONG, 44 pays importateurs, exportateurs ou transformateurs, de l’industrie du diamant ont signés en mai 2000 le processus de Kimberley. Ce traité certifie que les pierres ne proviennent pas de zones de conflits. Il va même plus loin en exigeant des conditions de travail décentes pour les producteurs. Le diamant équitable était-il né ?
Pas tout à fait... d'après les ONG 20% des diamants commercialisés sont encore des "diamants de sang".
Un nouveau standard
Martin Rapaport travaille désormais avec FLO pour créer un standard "commerce équitable" pour les ressources minières et en particulier l'or.
Les mineurs pourront alors travailler dans des conditions décentes, bénéficier d'une prime de développement et d'une prime écologique s'ils n’utilisent ni mercure ni cyanure.
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