Juste avant le début de la Quinzaine du Commerce Équitable nous voulions mettre à l’honneur sur Ekitinfo les petits producteurs, et en particulier les petits producteurs péruviens que Didier a rencontré au cours de ces derniers mois. J’inaugure donc avec cet article une semaine dédiée au Pérou sur Ekitinfo.
Quelque soit son métier, dès que l'on essaye d’avoir une relation équitable avec ses partenaires, dès que l’on respecte les savoirs et le travail de ses fournisseurs et clients, on se confronte à des organismes de certification. Ces organismes contrôlent la mise en marché et imposent des cahiers des charges, sans que l'on ait le droit de discuter de leurs contenus ni de leur pertinence écologique et sociale, et leurs « rapports de certification » restent confidentiels.
Ces derniers temps, E. Leclerc veut jouer le rôle du chevalier blanc de la consommation responsable. Sa dernière idée, un logo « Conso-responsable » pour aider les consommateurs à agir en ayant facilement accès aux produits qui permettent de consommer plus responsable. Mais malgré la campagne de pub TV, le site web dédié et les réponses en commentaire sur les blogs, ce logo « Conso-responsable » représente plus un danger qu’une avancée pour la Consommation Responsable.
La Plate-Forme pour le Commerce Équitable, collectif regroupant les principaux acteurs français du commerce équitable, publie "Le guide les labels du commerce équitable 2011". Elle y analyse le contenu des labels qui se réclament ouvertement du commerce équitable : ECOCERT équitable, Fair for Life, FairWild, Fairtrade/Max Havelaar, Forest Garden Products, Main dans la Main, Naturland Fair, WFTO. Lequel de ces labels est le plus fiable ?
"Je pose la question : n'est il pas plus opportun aujourd'hui d’avoir une démarche équitable sans l'afficher de façon grandiose au public (seuls les consommateurs intéressés pourraient le savoir) ce qui veut dire plus de label Max Havelaar." - Kalinda sur le blog consommerdurable.com. Suite à ce commentaire j'ai lancé ce sondage : faut-il apposer un label sur les produits du commerce équitable ? Vous répondez "oui" à 82% !
Le commerce équitable, c'est la recherche de chemins différents, et peut être qu'il n’a pas été vu assez tôt comme un réel outil de développement et de changement. Toutes les innovations de l'équitable, bien que porteuses de sens, semblent ne pas séduire plus. Parfois même, certains consommateurs révèlent que tous ces labels sur les paquets les découragent. Peut-on oser plus alors que l'on fait déjà tant ? Jusqu'où pourra-t-on faire passer des messages auprès des consommateurs sans les braquer ?
Le Mexique a développé son propre label du commerce équitable pour commercialiser sur son marché national les produits des petits producteurs mexicains. Comercio Justo México est ainsi devenu le seul label équitable créé par un pays en développement.
L'Organisation mondiale pour le commerce équitable (World Fair Trade Organization) développe sa propre certification : le Système de gestion durable du commerce équitable (Sustainable Fair Trade Management System (SFTMS). Une garantie organisation qui vient compléter les garanties produit de FLO.
Le commerce équitable à le vent en poupe. Le marché se porte relativement bien, il connait toujours une croissance à deux chiffres et il est apprécié de l'opinion. En conséquence de nouvelles organisations de commerce équitable apparaissent chaque jour : boutiques, organismes certificateurs, grands groupes. Le marché ne risque-t-il pas de saturer ?
Dans le cadre de son adhésion au programme "Territoires de commerce équitable", la ville de Lyon a lancé son propre label destiné aux lieux de consommation engagés dans une démarche équitable et responsable vis à vis de l'environnement et des citoyens.
Leroch - 21/05/13
Didier - Pérou - 12/05/13
crema - 11/05/13
LOu - 09/05/13
Guillaume - 07/05/13