[Pérou] Cirillo, Marina et un petit qu'ils ont recueilli

Troisième jour à Cocla, Central de Cooperativas Agrarias Cafetaleras. Je nous avais laissés chez Eugenio et son fils. Une heure de trajet en plus, coupé par de petits arrêts dus à la pluie, et puis après avoir fini à pied pendant à peu près 30 minutes, nous voilà arrivés chez Cirillo et Marina.

Cirillo et Marina

Un petit bout du monde

La première chose que j'ai vu en arrivant :

La seconde image de cette rencontre fut celle de ce gamin m’accueillant avec un chien très sympa. En réalité, j’appris plus tard qu’il s’agissait d’un petit qu’ils ont recueilli, le but étant de lui apprendre au moins quelque chose et qu’un jour il puisse être heureux d’être passé par là... Cirillo m’a même confié « que sa plus grande peur serait non pas de ne pas réussir avec ses enfants (qui s’en sortent bien déjà) mais surtout avec lui Â».

J’arrivais donc trempé à ce que j’ai très vite appelé « un petit bout du monde Â», mais j’en repartirai le cÅ“ur réchauffé. C’est donc le petit Noé qui m’accueillait dans ce qui m’apparaissait comme une sorte d’Arche, réservoir de bonnes manières, de respect et d’échanges véritables.

Ensemble, nous refaisions le monde, nous savions aussi que nous avions peu de temps… La nuit se rapprochait inlassablement. Nous décidions de retarder le retour pour passer plus de temps ici. Inutile de vous dire ce qu’ils savaient ou non de l’équitable, les producteurs ont somme toute bien intégrés les principes, sans parfois même le savoir.

J’ai pu tout au long de cette visite en apprendre plus sur le mode de vie de ces producteurs du bout du Monde… disposant même de la parabole ! D’après Cirilo : c’est surtout pour les « Novelas » de Marina [Séries d’amours latines créées avec le principe suivant : Ne jamais se terminer et terminer toujours un épisode sur un coup d’éclat. Plus addictif ou redondant on n’a pas encore trouvé mieux].

Il y avait également pléthore d’animaux, dont des « cuys » (cochons d’inde) qui sont consommés ici… ne vous offusquez pas, on mange bien des escargots, du pigeon et des grenouilles...

« Elle cuisine mieux que moi »

J’ai aussi pu voir la répartition des tâches, Marina, étant plus devant les fourneaux que Cirillo. En même temps « elle cuisine mieux que moi » m’a lancé ce dernier. Excuse facile j’en conviens, mais peut être que ça aurait pu être vraiment le contraire... Marina, passe moins de temps aux champs de cette manière, et puis, elle m’a appris qu’elle en profite pour apprendre au petits Noé les gestes du quotidien et rire avec lui !

Il n’empêche que quand ni la radio ni la télé ne le dérange, Marina ne peut s’empêcher de demander à son compagnon de jouer un air de guitare : « d’abord parce qu’il faut qu’il s’améliore, ensuite parce qu’il me fait rire ! Â»

Après cette démonstration musicale, nous avons mangé. Pour ma part je n’ai pas pu expérimenter le Cochon d’Inde, mon enfance m’ayant rattrapé ! Mais promis la prochaine fois s’ils ont des animaux plus « exotiques » je gouterai, surtout s’il s’agit d’araignées ou de serpents (mais je doute que les producteurs en élèvent !).

Nous avons donc passé une bonne partie de la journée à parler, et puis à visiter leurs champs (la Chacra à prononcer en roulant fortement le R), interrompus souvent par la pluie, qui m’arrangeait bien : on allait pouvoir passer plus de temps ensemble et j’allais pouvoir reprendre un autre café !

Il m’a bien fallu partir tôt ou tard, et j’espère tôt ou tard pouvoir les retrouver aussi.

C’est aussi ça l’équitable : pouvoir rencontrer ceux qui mettent tant d’énergie et de bonne volonté pour produire comme on l’a toujours fait finalement : de manière simple, naturelle et en musique !

Quelques photos prises avec Cirillo et sa femme

Commentaires

Publier un nouveau commentaire

Pour éviter les spams, les commentaires sont automatiquement clos 1 an après la publication de l’article. Si vous souhaitez nous laisser un message, utilisez le formulaire de contact.